Je crois que parfois, on ne se rend pas compte: ce n’est pas toujours NOUS le problème. (Ni l’autre, d’ailleurs)

Une solitude ancrée dans le temps

Tu vois, on écrit beaucoup.
De courts sms ou sur les réseaux sociaux.
On rencontre souvent.
On fait de nombreuses photos.
On sourit. 

Et on ne se rend pas compte en regardant les autres et en s’imaginant qu’ils ont une vie merveilleuse que c’est également ce qu’ils pensent de nous et de notre vie: elle a l’air merveilleuse!

Quand je parle amour avec les muses qui me suivent, ça me frappe: elles s’imaginent être malsaines, bloquées, cassées, incapables d’aimer et d’être aimées. 

Pourquoi?

Parce qu’elles ont eu de mauvaises expériences.
Par le passé ou au présent. 
Et elles en font “toute une histoire”.

Entends-moi bien, je ne diminue pas la souffrance de ces femmes.
Je ne diminuerai jamais la souffrance d’un coeur brisé.
Je sais à quel point c’est dur. Je sais à quel point ça fait mal.

Ce qui me semble moins utile, néanmoins, c’est d’en faire une histoire personnelle: “Je suis cassée et il n’y a que les hommes toxiques qui me plaisent”. 

Si un homme te ghoste par exemple, et puis encore un autre, ce n’est pas nécessairement parce que tu es malsaine et attire sans cesse à toi les ennuis.
Ce n’est pas non plus nécessairement parce qu’il t’a manipulée et ne représente rien de bon ou que ce qu’il avait montré de sensible les premiers jours était inexistant.

C’est AUSSI parce que les temps sont compliqués et peu propices à l’engagement: la société telle qu’elle est aujourd’hui invite peu à la connexion profonde.

Je sais que ce que je t’écris aujourd’hui peut sembler peu positif et dérangeant.
Mais mon but ici n’est pas de diminuer les conséquences de ce type de comportement ni la présence de répétitions dans ton histoire et leur signification.

Bien sûr qu’il y a des peurs, des jugements ou un manque de compassion envers toi-même à oser regarder de près.

Mais pour cela, pas besoin de t’imaginer seule.
Seule à vivre ces histoires.
Seule à être “cassée” et donc incapable de t’épanouir en amour.

Je ne dis pas ça non plus pour t’empêcher d’y croire: les statistiques ne comptent pas en amour… Et il en suffit d’un pour être passionnément heureuse! (ok, deux ou trois si tu es polyamoureuse)

Alors, aujourd’hui, si tu es d’accord, je te propose ceci: si tu le peux, observe tes erreurs de parcours avec plus de légèreté. Et rappelle-toi: tout le monde galère, à sa façon. Et à la fois: tout le monde peut trouver du plaisir dans ce monde, à sa façon. Toi aussi. Et ce n’est pas quelques mauvaises expériences qui vont te faire douter.

Deal? 🙂

Kiss,
Lou

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